Le jazz accroche-coeur d'Avishai Cohen

Sous un chapiteau de la scène Youenn-Gwernig archi-comble, le jazzman Israélien a donné un concert généreux et gorgé de swing.

A l'heure dite, il déboule sur la scène Youenn-Gwernig. Il est 19 h 30 et l'herbe du chapiteau affiche complet depuis belle lurette. Cheveu blond et chemisette noire, Avishai Cohen empoigne sa contrebasse pour un set qui va faire la part belle aux titres de ses deux derniers albums parus chez Blue Note : Seven Seas et Duende.

Un set qui démarre d'entrée de jeu avec One for Mark, une composition originale de cet auteur aguerri qui a fait ses classes auprès de Chick Corea, à New York, dans les années 90. D'emblée velouté et énergie du toucher de contrebasse dialoguent dans une complicité évidente avec Omi Mor, le pianiste et Ania Amir Bresler, le batteur.

Héritier de Charlie Mingus

Arc-bouté sur son instru- ment Avishai Cohen alterne traits passionnés ou furieux, relançant d'un regard amical le soutien du pianiste ou cherchant de l'oreille l'assise rythmique de la batterie. Sifflets laudateurs et applaudissements nourris du public de la scène Youenn-Gwernig accueillent ce premier titre. Aussitôt enchaîné avec Dreaming autre composition du jazzman Israélien né à Jérusalem en 1970.

Alternants effets de styles audacieux et respects des canons les plus traditionnels du jazz, Etziou Gever, une composition de Neomi Shemer ou encore Aley Giva, un traditionnel arrangé


Le jazz inspiré et généreux, tantôt furieux ou méditaitf d'Avishaï Cohen a enthousiasmé le millier de spectateurs de la scène Gwernig, venu découvrir le jazzman israélien.


par ses soins, cet héritier de Charlie Mingus fait corps avec sa contrebasse. Gorgée de swing le jeu énergique et généreux d'Avishai Cohen emporte l'adhésion du millier de specta-


teurs qui saluent avec enthousiasme le jazz accroche-coeur du contrebassiste et sa musique au corps à cordes, pleine de Duende. D'âme et d'esprit, en espagnol.

Jean-Pierre Bénard



Chronique du concert d'Avishaï Cohen, donné le dimanche 22 juillet 2012, sur la scène Youenn-Gwernig des Vieilles Charrues, à Carhaix (Finistère).