La chanteuse bretonnante en concert dimanche à l’espace Glenmor

Nolwenn Korbell envoûtée par la scène


Nolwenn Korbell revient dimanche sur la scène de l’espace Glenmor, pour un concert unique en partenariat avec la Coop-Breizh et Quai Ouest. Entourée des musi- ciens artisans des climats envoûtants de N’eo ket echu, son premier album publié il y a deux ans, l’artiste breton- nante se produira également en compagnie du guitariste Didier Dréau et d’un jongleur de sons électroniques. De quoi patienter en attendant la parution du nouvel opus de cette chanteuse au talent flamboyant, et à l’appétit scénique jamais rassasié.

Elle a fréquenté assidû- ment le cours d’art dramatique de Rennes et vécu 10 ans au Pays de Galles. Nolwenn Korbell n’est pas une chanteuse née de la dernière pluie bretonne. «Ça fait longtemps que je chante», confie l’artiste, qui partage sa passion de la scène entre chansons et théâtre, en dépit d’un agenda de concerts devenu inflationniste depuis la sortie de N’eo ket echu, son premier album.

«Je suis aussi comé- dienne. Ce qui m’intéresse, c’est de raconter des histoi- res», avoue, celle qui est également l’actrice de Rêves, une pièce dirigée par le metteur en scène Guy Pierre Couleau, et interprétée entre Paris et Rochefort-sur-Mer.

Passée en peu de temps de la scène intimiste du théâtre Max Jacob de Quimper aux foules du pavillon de Penvillers, Nolwenn Korbell a aussi plongé dans le chaudron de Bercy à l’occasion d’une saint Patrick mémorable, en mars 2004. «Je me dis que si on est sur scène avec la même énergie à Quimper et à Paris, ce qu’on donne vaut pour un public de 4 000 spectateurs comme pour celui de 15 000. J’ai toujours la même trouille.»


Nolwenn Korbell est de retour à l’espace Glenmor pour un concert unique avec plusieurs nouvelles chansons, avant la sortie de son prochain album prévue au printemps prochain.


Dimanche, la chanteuse revient sur la scène de l’espace Glenmor où elle aura déjà entamé l’enregistrement de son prochain album. «L’été dernier, au stade de Penvillers, j’ai chanté avec le chœur d’hommes bretonnants des Mouezh Paotred Breizh, à l’invitation de Christelle Menguy», raconte-t-elle, séduite depuis par l’idée d’y inclure ces deux chansons aux arrangements écrits par la pianiste Frédérique Lory.

Musique électronique

Soucieuse d’élargir égale- ment sa palette sonore, Nol- wenn Korbell se produira en compagnie de Didier Dréau, un guitariste nouveau venu dans le cercle de ses amis musiciens. «Il y aura aussi un soupçon de musique électronique, avec des sons échantillonnés venus se couler dans les arrangements déjà écrits par Fred.» Autre surprise, la chanteuse bretonnante inter- prétera, en français, une ou deux chansons traditionnelles de Haute Bretagne apprises de son père.


«Même si mon répertoire reste en langue bretonne, je ne crois pas que ce soit un obstacle pour un public non bretonnant, affirme-t-elle, à ce sujet. Beaucoup de gens ne comprennent pas les paroles des chansons maliennes de Rokia Traouré, ou celles des cubains du Buenavista social club ou des artistes anglo-saxons. Les gens aiment d’abord une voix, une rythmique, avant d’être touché par un sens.» Désormais rodée aux lieux et aux ambiances les plus diverses, Nolwenn Korbell n’en continue pas moins d’être envoûtée par la scène. «J’aime sentir la tension et l’écoute du public. La scène est quelque chose de très excitant, et malgré mon trac, ce dont je suis sûre, c’est que dimanche j’aurais envie d’être là.»

Jean-Pierre Bénard

Propos recueillis à l'occasion du concert donné par Nolwenn Korbell, le dimanche 13 novembre 2005 à l'Espace Glenmor de Carhaix, (Finistère).

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