Devant plus de 300 spectateurs à l'espace Glenmor de Carhaix

Lokarn en finale des Jeunes charrues


Vendredi, à Carhaix, quatre groupes du Kreiz Breizh disputaient une place pour la finale des «Jeunes charrues en concert», de juillet prochain. Le jury a distingué les rockeurs de Lokarn, en leur offrant un billet pour la scène Xavier Grall. Entretien avec Laurent Coatmelec, le chanteur et fondateur du groupe finaliste.

Tes réactions à la proclamation du résultat ?

Ça fait sept ans que j’attendais ça ! Ce soir, je me sens vraiment heureux, humainement et musicalement. Pour nous, sur scène, ça paraissait excellent. Mais, en même temps, un tremplin, c’est tellement subjectif. Tu peux faire un bon concert, sans pour autant avoir l’adhésion du jury.

Le parcours de votre groupe ?

J’ai monté Lokarn il y a 7 ans, avec 2 musiciens et un premier album intitulé : Sans rancune. Deux ans après, le groupe a splitté. Aujourd’hui, j’ai retrouvé un véritable esprit d’équipe, avec la nouvelle formation que j’ai remontée depuis 1 an et demi. Il se passe vraiment quelque chose avec eux.

Vos influences musicales ?

Elles sont assez larges. J’adore la chanson française et les voix bien posées. Je suis un fan de Jacques Brel et de Nick Cave. Mais j’aime aussi Metallica et les Clash. Dans Lokarn, chacun a ses musiques de prédilection et je ne fais pas de ségrégation. J’écris mes propres textes, mais je chante aussi des chansons de Philippe Marlu.


Lokarn, le groupe emmené par Laurent Coatmelec, a gagné son billet pour la finale des Jeunes charrues au cours du tremplin du Kreiz-Breizh, organisé par le Claj, vendredi dernier, à Carhaix.

Ce qui doit primer, c’est l’émotion. Il faut que la musique aille droit au cœur, et qu’elle me fasse dresser les poils sur la peau. C’est ce que je veux faire avec Lokarn.

Quelle préparation pour la finale des Jeunes charrues ?

Ça ne va pas changer nos méthodes de travail. Plutôt que des répétitions trop régulières, on préfère se retrouver en sessions d’une semaine de temps en temps. Comme on vient de le faire au Bacardi. Ça nous permet d’apprendre à mieux nous connaître. Gagner en finale ? Ce serait génial, évidemment. Mais c’est déjà une belle opportunité pour nous de pouvoir jouer devant des pros, sur la scène médiatisée des Jeunes charrues.

Ton sentiment sur les groupes en scène ce soir ?

In Memorium, j’ai trouvé ça super bien. Il y a un gros niveau technique chez eux. Blue Berry’s n’est formé que depuis 5 mois et c’est un groupe encore un peu jeune. Quant aux DJ de Boosting Sound, je trouve qu’ils ont été un peu desservis par la sono. Alors que c’est un style qui demande vraiment un bon son pour être dedans.

Recueilli par Jean-Pierre Bénard

Entretien avec Laurent Coatmelec, du groupe Lokarn, recueilli à l'occasion du tremplin des Jeunes charrues en scène, organisé le vendredi 22 avril à l'espace Glenmor de Carhaix (Finistère).