Louarnig : la revue bretonnante fait peau neuve

Avec son 105e numéro, le magazine édité par Keit Vimp Bev a chamboulé maquette et sommaire, pour reconquérir ses jeunes lecteurs bretonnants.

Embarquée depuis 2007 avec ses homologues basques, catalans, corses et occitans, dans le projet de coopération éditoriale européen Coopelingua, l’équipe de la revue bretonnante Louarnig a bien failli sombrer corps et bien. « Des retards de versements de subvention et une parution devenue erratique, avaient fini par nous faire perdre une centaine de nos abonnés », tempête Yann-Fañch Jacq, le patron des éditions Keit Vimp Bev, installées à Laz (Finistère). En début d’année 2011, faute de l’embellie attendue pour remédier à ces déconvenues, l’éditeur a repris les choses en mains. « En mars, on s’est mis en route pour quitter le navire et faire un journal par nous-mêmes. »

Depuis juin dernier et son 105e numéro, la rédaction du magazine bretonnant à destination des adolescents a en effet retrouvé ses marques. « Nous avons reconstitué une nouvelle équipe autour du maquettiste Owen Poho et d’Angelina Beauvir pour la partie rédactionnelle », explique l’éditeur. « Et surtout, insiste-t-il en souriant, nous avons retrouvé notre liberté de maquette et de couleurs. »

« Une sorte de Batman »

L’ancienne maquette de Louarnig, à l’esthétique datée un peu années soixante, a été abandonnée sans regrets.


En septembre 2011, Louarnig (ici présenté par Ewen Jacq-Perrot, un des maquettistes de l’équipe), a consacré un dossier au rassemblement des motos de Briec (Finistère), et proposé une nouvelle rubrique animalière. (photo©Jean-Pierre Bénard).


« Nous avons complètement changé d’angle et de contexte », avoue Yann-Fañch Jacq à ce sujet. Louarnig, le renardeau héros de l’ancien magazine, a grandi et changé de peau pour devenir Paotr Louarn. « Une sorte de Batman plus en phase avec nos lecteurs. »

Ramené à un format de 16 pages imprimées au Faou, le contenu de la revue s’est enrichi de nouvelles rubriques. « Avec des sujets en écho à l’actualité locale, dans le droit-fil de l’exposition de l'abbaye de Daoulas sur la Polynésie, ou


du concours d’Océanopolis. »

Complété par une page de jeux, des BD de Christophe Babonneau, Gilles Sangla ou François Bourgeon (Les passa- gers du vent), Louarnig s’est fixé le cap des 500 lecteurs pour Noël 2011. « En pariant sur la modernité de la revue et une régularité mensuelle de parution. »

Jean-Pierre Bénard

Chronique publiée le 13 août 2011.