Devant 350 spectateurs fervents au cabaret Vauban

Le rock grande classe d’Elliott Murphy


Jeudi, au cabaret Vauban, le chanteur et guitariste Elliott Murphy, a donné un concert de rock acoustique de grande classe. Mêlant ballades intimistes, réminiscences dylaniennes, et odes débridées au rock’n roll le plus pur, l’artiste américain a conquis le public brestois avec son infatigable âme de rockeur ensoleillé.

Elliott Murphy adore les signes. «La première fois que j’ai joué en Bretagne, c’était en 1979, en 1re partie de Rory Gallagher», se souvient le rockeur américain, au détour d’une reprise débridée de Let it bleed, un titre majeur des Rollings Stones, vibrant sous le bottle neck du guitariste. Sur la scène du Vauban, tout de noir vêtu, l’artiste défie avec énergie les 32 années passées sur la route du rock’n roll.

En compagnie d’Olivier Durand, un jeune musicien havrais, nourri aux sources blues et rock de Gary Moore et Bruce Springsteen, Elliott rêve poéti- quement à des chevaux tournant autour du monde. «Six one horses around the world», lance-t-il, en hommage à Veronique, the actress, sur des cordes de guitare cristalline.

King Elvis

«The change will come», les temps vont changer, se convainc-t-il, aussi, en lançant une ballade intimiste aux accents résolument dylaniens.


Elliott Murphy et Olivier Durand ont offert un rock acoustique de grande classe, à un parterre de spectateurs et d’admirateurs fervents, venu au Vauban, à l’appel de l’association Accords.


Installé à Paris depuis 1989, le rockeur américain n’oublie pas, non plus, de convoquer les étoiles étatsuniennes de sa galaxie personnelle. «Elvis Presley, F.D Roosevelt et la Grande dépression» chan- tonne-t-il, en évoquant nostalgiquement l’anniversaire du King Elvis, avec un texte signé d’Elliott Murphy, le rockeur reconnaissant de Long Islands. «Chaque fois que j’ai joué en Bretagne, j’ai trouvé beaucoup de soleil dans l’âme des gens d’ici», lance-t-il, enfin, au parterre des spectateurs fervents du Vauban, avant de rendre un hommage au rockeur irlandais de ses débuts, et d’implorer la paix.


«Remember Ground zero.» Au terme de 2 heures et demie d’un concert de grande classe, et d’un rappel long de trois quart d’heure, on en est sûr : Elliott Murphy a l’âme ensoleillée d’un musicien, à jamais transis d’amour pour le rock’n roll.

Jean-Pierre Bénard

Chronique du concert d'Elliott Murphy, donné le jeudi 27 janvier 2005 au cabaret Vauban, à Brest (Finistère).