Le blues surchauffé de Ze BluetonesLes musiciens caennais ont rendu hommage aux bluesmen noirs des années quarante, mardi soir au cabaret Vauban. | ||
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Arborant tignasse et barbichette d'un Franck Zappa évadé des sixties, Youri déboule en solitaire sur la scène du Vauban. «Je vais vous faire un psychéblues», lance le jeune bluesman sur les paroles de Dark was the night. «Une chanson de Blind Willie Johnson, à laquelle j'ai mêlé des réminiscences du Pink Floyd.» Sous ses doigts, les cordes de sa guitare dobro craquent comme la mâture d'un vieux rafiot poussé par le souffle cosmique des Flamants Roses. «Rock my soul !», gronde-t-il également sur des stridences métalliques doublées de chants d'oiseaux. Dans la salle, les 80 spectateurs glissent doucement dans la luxuriance humide d'une jungle de sons programmés. «La nature m'inspire», avoue le bluesman champenois adepte d'un blues naturaliste mâtiné de groove ethnique. «Down the Mississipi !», s'exclame-t-il enfin en troubadour esseulé, cheminant à la recherche des racines du blues enfouies dans les champs de coton. Des pointures du blues Changement de registre avec la bande extravertie des fanas du blues venus de Caen. «J'ai pensé que c'était bien que les blancs que nous sommes, | ![]() Emmenés par le chanteur et guitariste Tof Becker, les musiciens normands de Ze Bluetones ont délivré un blues surchauffé, lors du concert d'Accords-mjc de mardi dernier au Vauban. | |
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Jean-Pierre Bénard Chronique du concert de Youri et de Ze Bluetones, donné au Vauban à Brest (Finistère), le mardi 24 octobre 2006. | |